Une politique de l’emploi du gouvernement qui amplifie le « prendre aux pauvres pour donner aux riches »

Alors que de très nombreux intérimaires ne parvenant plus à vivre composaient le mouvement des gilets jaunes à partir de 2018, le gouvernement actuel vous prend de face en diminuant encore vos moyens de subsistance.

Pourtant, l’économie occidentale est écrasée par les trop riches et l’exécutif français encourage le mouvement (suppression en France de l’impôt sur la fortune…). Le monde en effet « compte désormais plus de 3.000 milliardaires. Soit une augmentation de 13,9 % en 2020 par rapport à 2019, apprend-on dans un nouveau rapport du cabinet de recherche Wealth-X, publié mi-septembre. Leur fortune totale a grimpé à 10.000 milliards de dollars, soit une augmentation de 5,7 %. Des chiffres historiques qui découlent en grande partie de la pandémie , estime le rapport. » (Source : https://www.lesechos.fr/finance-mar...)
Et en effet, une très grande part des milliards d’aide publiques en France et en occident en général, ont été absorbés par les plus riches à travers les dividendes.
Pour rappel, rien que Manpower France dispose de plus de 1 milliards 200 millions d’euros de fonds propres et qu’elle n’a besoin de 250 millions d’euros pour fonctionner.

Quant au pauvre chèque énergie de 100 €, vous aurez compris qu’au vu des sommes en jeu dans la réforme de l’assurance chômage et des transferts massifs d’argent public en faveur des plus riches, il s’agit d’une misère cosmétique destinée à occuper le terrain médiatique.

La réforme pour les salariés intérimaires : lissage de vos revenus pour faire considérer votre précarité comme une forme de temps partiel choisi, donc non indemnisée

L’ensemble des jours travaillés d’un intérimaire dans un mois, est désormais lissé avec les jours chômés. Donc le Salaire Journalier de Référence (SJR) des intérimaires est plus faible et par conséquent l’indemnisation est plus faible voire inexistante :

Exemple un salarié qui a travaillé 1 mois sur 2 pour 1425 € de salaire et retrouve une mission à mi-temps à 750 € :
- avant la réforme 2021 de l’assurance chômage, il aurait touché un complément de pôle-emploi de l’ordre de 385 € par mois ;
- après la réforme il en touche désormais 0 €.

Les salariés permanents des agences doivent s’attendre à un choc social sur leur emploi, ainsi que des difficultés dans leur travail au quotidien

De nombreuses difficultés de recrutement risquent d’apparaitre pour les permanents en agence, qui vont se retrouver face à des refus d’intérimaires, qui ne pourront plus accepter de réaliser des missions de courte durée compte tenu de la perte de salaire à la clé.

Ces difficultés risquent également malheureusement d’avoir de fortes répercutions à la fois dans l’atteinte des objectifs en agence, mais également dans les effectifs des permanents agence.

La CFTC-intérim interpelle la direction Manpower pour qu’elle prenne des mesures permettant d’agir par le haut face aux difficultés générées par la réforme de l’assurance chômage

La CFTC-intérim Manpower demande qu’un plan soit présenté et discuté en Comité Social et Économique Central Manpower, décliné dans chaque Comité Social d’Etablissement (CSE) en région, avec :
- des actions commerciales effectives en faveur de l’allongement des missions,
- une volonté portée auprès du syndicat patronal Prisme de renforcement des dispositifs et actions sociales de branche contre les effets de la précarité des intérimaires,
- une adaptation des objectifs permanents,
- un maintien des effectifs permanents en agence.


Voir aussi notre article précédent sur l’indécence financière de l’entreprise, à l’image du secteur du travail temporaire.