Ajout du 02/02/2012 :

De nombreuses personnes se sont enquises du devenir du salarié intérimaire Manpower, écarté de l’emploi pour avoir réclamé son salaire. Il y a quelques semaines, après avoir tenté en vain une médiation, des représentants CFTC s’étaient résolus à manifester une vive protestation devant l’agence incriminée (voir ci-après l’article initial) :

Bonne nouvelle :
- une autre agence de la région a identifié et confié au salarié une mission de cariste conforme au métier du salarié, à une distance et à un taux horaire raisonnables ;
- le responsable d’agence incriminé a même pris la peine de faire passer au salarié une évaluation professionnelle complémentaire CACES [1], positive.

Les délégués CFTC se réjouissent donc que la situation se rétablisse et se normalise enfin : l’issue aura été finalement positive pour tous les acteurs ; en particulier, les délégués CFTC se réjouissent de pouvoir éviter la douloureuse suite, qui consistait à devoir adresser au parquet la présentation des éléments matériels qui étaient rassemblés.


Titre initial de l’article :

Salarié intérimaire sanctionné pour avoir réclamé son salaire : poursuite de l’action en responsabilité et rassemblement CFTC en association avec l’Union Départementale mosellane (UD CFTC 57)

Compte-rendu du même jour, sur l’action de rassemblement :

À l’arrivée à 14h de la quinzaine de militants CFTC, le responsable d’agence a intimé à son personnel d’éteindre les lumières et de bloquer la porte de l’agence.
Bien qu’une délégation ait toqué à la porte et à la vitre, puis effectués des appels successifs par microphone, puis des appels par téléphone afin qu’il reçoive la responsable syndicale présente sur place, le responsable de l’agence est resté cloitré à l’intérieur sans donner suite aux demandes de discussion.

Devant la confirmation du refus d’ouvrir un dialogue (voir ci-après les tentatives initiales de médiation, notamment à travers le précédent article sur le sujet), les militants présents ont alors :
- dénonçé à haute voix dans la rue par micro les agissements de l’employeur Manpower envers le salarié en question,
- distribué des tracts expliquant la situation,
- scotché sur les vitres de l’agence des tabliers CFTC,

À noter les présences également sur place :
- du collectif chômeur dénommé « L’esprit de Philadelphie »,
- d’un conseiller municipal de la ville de Thionville,
- du journal « Républicain Lorrain », qui a procédé à des interviews (voir aussi l’article de ce journal joint ci-dessous), et du journal « Trois Frontières Evénements ».

À 17h, suite au refus persistant de tout dialogue, le salarié intérimaire concerné est alors allé déposer plainte sur procès verbal au commissariat.

Ce n’est qu’en fin de journée à 20h, que le responsable Manpower de secteur dont relève l’agence de Thionville, a finalement proposé « un échange » au délégué CFTC, conjoint avec le salarié intérimaire concerné ainsi que le responsable d’agence.

Nous vous tiendront informés de l’utilité de cette prochaine rencontre.


Article initial :

Ce jour 13/12/2011 à 14h, devant l’agence Manpower à Thionville en Moselle : une quinzaine de militants CFTC de l’entreprise Manpower et de l’Union Départementale de Moselle (UD CFTC 57), se sont donnés rendez-vous.

Fait significatif, la presse a également souhaité faire le déplacement au vu des éléments de situation portés à sa connaissance.

Objectif de la manifestation CFTC

Par cette action, la CFTC entend obtenir du responsable de l’agence qu’il accepte enfin de réintégrer en mission un salarié intérimaire reconnu comme un professionnel exemplaire, mais que l’employeur Manpower a, en connivence avec l’entreprise utilisatrice où il était détaché, mis sur le carreau pour avoir réclamé l’intégralité de son salaire.

Une situation aujourd’hui humainement et juridiquement inacceptable

Après de vaines et multiples réclamations afin d’obtenir les régularisations de salaire qui lui étaient dues et que l’employeur Manpower lui refusait, ce salarié s’était résolu en désespoir de cause à faire appel en septembre 2011 à un délégué du personnel CFTC, qui obtint rapidement le déblocage de son salaire.

Mais le salarié s’est alors vu sanctionner pour l’outre-cuidance d’avoir exercé ses droits au travers d’une démarche syndicale : de manière illicite, le processus d’embauche dans l’entreprise utilisatrice a alors été soudainement interrompu, et le salarié a de surcroit été même évincé de toute autre mission par l’employeur Manpower.

Voir notre article précédent décrivant les faits.

Conséquence : ce professionnel reconnu, disponible et travailleur, chargé de famille avec enfant à charge, est de ce fait mis dans une situation personnelle très critique. Parce que les motifs sont parfaitement illégaux, l’employeur Manpower se place quant à lui aujourd’hui dans une position délinquante inacceptable.

Si outre les indemnisations civiles, la Loi sanctionne pénalement les employeurs qui comme dans le cas présent pour Manpower et l’entreprise utilisatrice positionnent leur comportement sur des considérations de discrimination syndicale (articles L2141-5 et L2146-2 [2] du code du travail), la CFTC entend surtout que l’employeur Manpower sache user de raison, afin de redresser enfin la situation.

Les suites prévues en cas d’inaction de l’employeur Manpower

Alors que depuis plusieurs jours le Président de Manpower France lui-même, le DRH et le Directeur des Affaires sociales et le Directeur Opérationnel de la région Est ont été personnellement informés et sollicités en vain par la CFTC pour trouver une issue au problème posé, c’est désormais auprès du parquet du Tribunal de Grande Instance de Metz que la CFTC prévoit de relayer cette malheureuse affaire, dans les prochaines heures.


Voir aussi : notre article précédent sur la dénonciation de la présente situation d’injustice.


Autre exemple d’action récente en lien avec une problématique judiciaire : soutien juridique et pratique à un responsable d’agence (RA) par les délégués CFTC, laissé sans aucun accompagnement ni soutien par l’employeur Manpower dans le cadre d’une procédure judiciaire relative à un accident du travail.