COMMUNIQUE DE L’INTERSYNDICALE MANPOWER C.F.D.T. - C.F.T.C. - C.F.E. -C.G.C. - C.G.T. et F.O. , suite à la réunion extraordinaire du CCE

Le 13/10/2005

Lors de la réunion du CCE extraordinaire du 12 octobre 2005, à l’unanimité, les élus du CCE ont rejeté le projet de restructuration de Manpower France.

Au cours de cette réunion, les élus ont décidé la nomination d’un expert pour examiner les comptes de l’entreprise.

Suite aux réponses insatisfaisantes de la direction apportées aux questions soulevées par vos représentants, ils ont également voté la poursuite de la procédure d’alerte.

L’expert comptable a 21 jours pour examiner les comptes de la Société et donner son avis.

La prochaine réunion du CCE est prévue le 3 novembre 2005.

Deux réunions d’informations, organisées par l’Intersyndicale au Siège à Bingen et au Touzet, ont permis d’informer les salariés, présents en nombre, exprimant ainsi à la Direction leurs inquiétudes sur leur avenir.

Nous demandons à tous les salariés Manpower d’être vigilants et solidaires.


Commentaires de vos représentants CFTC

Le 12/10/2005

Une décision importante a été prise : vos représentants de l’intersyndicale ne signeront pas d’accord de méthode.

Cet accord de méthode aurait été une reconnaissance implicite par vos représentants de la nécessité de mettre en place un plan social. Cela leur aurait donc rendu juridiquement difficile, voir impossible, de le contester. Or, nous souhaitons travailler sur le volet économique de ce plan, pour en démystifier la nécessité. Dés que la direction a appris que vos représentants ne signeraient pas cet accord, après une matinée charmeuse de sa part, son attitude s’est alors faite tendue, voire menaçante.

Aussi, afin de contrer cette contestation, il semble que :

La direction s’achemine vers une tentative d’approche individuelle des personnes qu’elle souhaite voir partir, avec sans doute l’intention d’en profiter pour contourner vos droits.

Sur ce point, les choses sont très claires :

  • Un plan social n’est pas nominatif, les postes supprimés doivent l’être à travers des familles de qualifications ; la direction n’ayant encore rien conçu en la matière, elle ne peut juridiquement vous viser personnellement à travers un licenciement économique.
  • Par contre, la direction peut vouloir faire pression individuellement sur vous et vous faire signer ainsi un contrat volontaire, qui vous empêcherait de faire valoir vos droits. En ce cas, ayiez le réflexe :
    1. Faites-vous remettre une proposition écrite ;
    2. Prenez un délais de réflexion avant votre décision ;
    3. Informez un représentant syndical ou un élu du personnel, afin qu’il puisse vous conseiller. En particulier, nous pourrons soumettre votre cas à un juriste pour vous guider au mieux dans votre réponse. N’hésitez pas à joindre vos représentants CFTC, dont la liste est publiée sur ce site.

Par exemple, si rien n’empêche la direction de vous proposer un reclassement individuel avec perte de salaire immédiate dans la mesure où vous l’acceptez, elle serait par contre tenue à travers un plan social à certaines règles, telles que le maintient du salaire un certain nombre de mois, puis dégressivité. N’acceptez pas n’importe quel arrangement individuel, vous avez des droits dont vous ne devez pas vous priver. Enfin, n’oubliez pas que même si vous ne vous sentez pas visé par ce plan social, nous sommes persuadés que d’autres suivront, comme semblent en témoigner certains travaux préparatoires concernant les CTA et les agences booster. Restons solidaires entre nous !

Prochaine échéance, le 03/11/2005 une réunion du CCE examinera les conclusions de l’expertise économique demandée par vos élus.

Après une période d’expertise de quelques semaines, les conclusions en seront présentées en CCE :
- Les fondements économiques du plan social qu’avance la direction seront évalués, et le plan social éventuellement rendu caduque ;
- Certaines responsabilités concernant la situation économique de l’entreprise seront aussi éventuellement identifiées, et certaines personnes devront en rendre des comptes le cas échéant.

Nous sommes conscients que l’attente et l’incertitude de l’échéance ou de l’abandon du plan social est et sera pour vous difficile.

Nous prendrons à très brève échéance d’autres dispositions pour vous aider à traverser cette période difficile :

  • vous donner le maximum de visibilité sur les échéances en vue ;
  • vous donner le maximum d’informations sur vos droits ;
  • rester individuellement à votre écoute.