La CFTC ne signera pas l’accord Perco proposé par l’employeur, qui consacre que les comptes par défaut de versement sur le Perco n’est plus le compte bloqué rémunéré à 8,5% sur lequel tombait antérieurement la participation aux bénéfice, mais un compte Amundi pas moins sécurisé mais quasiment sans rendement.

Cet texte d’accord fait donc :

- tomber un des derniers avantages placement (rémunération garantie à 8,5%) qui existait dans l’entreprise, sans le remplacer par un équivalent,

- prévoit certes un abondement de l’employeur immédiat de 8% si vous opérez un transfert de CET non abondé... mais par lequel l’employeur économise 30% de vos salaires différés sur les sommes ; c’est à dire qu’au lieu d’abonder, l’employeur se garde en profit plus des 2/3 des économies sur votre salaire !

- prévoit un dispositif d’abondement sur 5% du salaire versé maximum... mais réservé de manière discrétionnaire aux salariés qui ont annoncé leur départ en retraite 18 mois à l’avance.

La CFTC étaie prête à une ouverture si l’employeur Manpower avait accepté de rendre aux salariés les 2/3 de l’économie de salaire différé qu’il réalise, c’est à dire s’il avait accepté de verser un abondement immédiat de 20%.
Chez Adecco par exemple, l’abondement est de 25% ! C’est dire que le positionnement de la CFTC Manpower, perçu pourtant comme un des plus durs face à l’employeur parmi les syndicats de l’entreprise, ne peut pas être qualifié d’excessif ! Sachant qu’il faut également savoir que dans certaines entreprise, l’abondement de l’employeur peut s’élever à 50% ou 100%, c’est à dire qu’il lui coûte réellement et ne se traduit pas par un profit qu’il réalise sur le salaire différé du salarié...


Voir aussi : notre récent article sur l’absence de participation malgré les bon résultats financiers de l’année 2017.