Les élus du CCE ont proposé à la direction une série de mesures pour mieux prendre en compte les problèmes des salariés au travers de la restructuration

Suite à la réunion de CCE du 08/12/2008, les élus du CCE ont demandé à la direction la mise en place de mesures permettant une meilleure prise en compte des problématiques de conditions de travail :
- Ouverture rapide de négociation avec les syndicats pour négocier des mesures d’accompagnement à la mobilité des salariés ;
- Mise en place de commissions de suivi de la réorganisation sur chaque DO, afin de pouvoir suivre au cas par cas les impacts de la restructuration du réseau pour les salariés permanents et intérimaires ;
- Prise en compte par le CCE des résultats d’expertise et avis des CHSCT des DO pour soumettre un avis sur le projet au niveau de l’entreprise ;
- Dissociation du projet de modification 2010 des primes variables visant à la suppression de toute prime RN, au motif de l’incertitude complète sur les perspectives 2009 elles-mêmes.

Par un nouveau stratagème de manipulation, la direction Manpower a cherché dans le même mouvement à dissimuler ses insuffisances, tout en discréditant les élus du CCE aux yeux des salariés

C’est devenu semble-t-il une habitude lorsqu’elle communique aux salariés, la Direction de la communication a cherché à nouveau à manipuler les esprits ; tous les moyens sont bons pour la direction, y compris le mensonge (voir notre article antérieur relatant la précédente tentative de manipulation de la part de cette Direction de la communication) :

La direction a en effet, par courriel du 04/12/2008 à chaque salarié permanent de l’entreprise, laissé entendre qu’un compte-rendu d’interview de Mme le Président de Manpower France dans le journal « Les Échos » du 01/12/2008, était un article publié à partir d’informations communiquées par des élus du personnel.

L’article retraçant clairement une interview de Mme le Président de Manpower France, des élus ont donc contacté le journaliste afin de savoir ce qu’il s’était réellement passé. Celui-ci a alors assuré qu’il avait effectivement contacté Mme le Président de Manpower France pour une interview, laquelle était fort satisfaite de cette démarche, mais qu’il dénie catégoriquement avoir reçu quelque information confidentielle, orale ou écrite, de quelque représentant du personnel que ce soit.

Les élus du CCE ont donc déploré en séance le 08/12/2008 cette manœuvre de propagande de la direction, dont le seul but était :

  1. de discréditer le CCE auprès des salariés, au moment même où elle éprouve une réelle difficulté à jouer le jeu de la transparence et du dialogue social pour mener la consultation sur le sujet de la restructuration qu’elle projette, et qu’elle a d’ailleurs déjà largement entamé depuis 1 an.
  2. de couvrir les indiscrétions de Mme le Président de Manpower France à la presse, à qui elle a réservé la primeur de ces informations, avant même les élus et les salariés.

Au sujet de ces informations, il est à noter que la direction a été jusqu’à n’en communiquer le détail aux élus en région qu’avec retard, et sous un engagement écrit de ces élus à ne pas évoquer ces informations avec les salariés ?!?

Aussi, le Délégué Syndical Central CFTC a écrit le 12/12/2008 à Mme le Président, afin de connaître la différence entre les informations à caractère confidentiel et celles à caractère non-confidentiel. À ce jour, la direction reste incapable de s’expliquer...

La direction Manpower continue à dissimuler aux représentants du personnel son projet

Le stratagème de la direction étant éventé, les élus du CCE ont exigé le 08/12/2008 que les informations du projet de la direction publiées dans l’article des Échos du 01/12/2008 relatives à l’organisation du réseau leurs soient immédiatement remises et précisées par écrit.

L’article publié le 01/12/2008 évoquait notamment :
- la diminution du nombre de 920 agences à 840, regroupées en 600 centres de profit ;
- la diminution des effectifs de 4360 postes à 4135 en décembre 2010, par le non remplacement de 1 départ sur 4 ;
- la limitation au recours en CDD, au nombre de 500 actuellement.

La direction a alors confirmé ces chiffres aux élus du CCE en leur remettant le 08/12/2008 la liste des restructurations agence, la notion des 300 bassins d’emploi évoqués dans l’article restant quant à elle à préciser.

Parallèlement, lorsque les informations précises sur les agences ont ensuite été communiquées aux élus en région, de nombreuses agences concernées étaient malheureusement déjà fermées, et les salariés mutés.

Enfin, dans une très large mesure, les questions posées par la Commission Économique du CCE attendent encore une réponse précise de la direction, y compris à l’issue de la réunion de CCE du 18/12/2008.


Voir aussi :
- notre article postérieur sur les enjeux médiatiques autour de Manpower, illustré à propos des contrats passés par l’entreprise avec Pôle Emploi ;
- notre article postérieur sur la communication de la direction occultant des problèmes importants concernant protection des données personnelles des salariés ;
- notre article postérieur sur la poursuite et l’accélération de la destruction massive d’emplois dans le cadre du processus de « Refondation » de Manpower France et les déclarations presse inexactes de la direction ;
- notre article postérieur sur les risques psycho-sociaux importants portés par le projet de restructuration ;
- notre article antérieur sur l’absence d’information données aux élus pour mener la consultation sur la restructuration ;
- notre article antérieur sur la problématique des mutations dans le réseau ;
- notre article antérieur sur la poursuite en justice de la direction par le CCE pour entrave, suite à la mise en oeuvre sans consultation du projet de Refondation ;
- notre article antérieur relatant une précédente tentative de manipulation des salariés par la Direction de la communication.