Complément du 21/12/2011

Décidément, le groupe Manpower a du mal avec ses anciens dirigeants.

Par jugement RG n° F 09/09864 prononcé le 02/11/2011, les Prud’hommes de Paris ont encore condamné Manpower à indemniser M. Jean-François F., le successeur du précédent dirigeant dont il est question dans cet article, là encore pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Plus encore, on apprend :
- que sous la Présidence actuelle, les dérives sont effectivement assumées en matière de dégradation du dialogue social, ce dont témoigne l’évocation d’un nécessaire droit de retrait par cet ancien dirigeant, concernant les conditions d’exercice de la présidence du CCE imposées par la Présidente de l’entreprise, et ce en dépit d’alertes répétées ;
- et que l’état major actuel de l’entreprise est le résultat d’un large remplacement par des personnes ayant un lien personnel antérieur avec la Présidente Mme Françoise G., etc.

Du haut en bas de de l’organisation, tous les salariés continuent manifestement à subir la culture maison de l’arbitraire et de l’exercice déloyal de l’autorité.


Complément du 08/03/2011

Par jugement RG n° F 10/03377 prononcé le 14/12/2010, les Prud’hommes de Paris ont condamné Manpower France et Manpower France Holding à payer 1.000.000 € d’indemnités supplémentaires pour préjudice à M. Jean-Pierre L. l’ancien Président de Manpower France, portant le total de ses indemnités à 2.649.141 €. (Et 500 € au titre de l’article 700 mais est-ce encore utile de le préciser ?..).
Cette condamnation résulte du manquement de ces sociétés à l’obligation de confidentialité de l’accord transactionnel qu’avaient signé les parties, et des préjudices professionnel et personnel que ce manquement a occasionnés...

Ce jugement vient en conformité des déclarations de l’ancien Président de Manpower France sur le forum de notre site internet, s’exprimant sur les raisons de son départ.


Complément du 08/09/2006

Bien que la CFTC n’ait pas encore eu l’occasion d’approfondir le sujet en CCE, sâchez d’ores et déjà que :

- Le Président de Manpower France a été démis de ses fonctions pour cause de « comportement préjudiciable à la société, tant interne qu’externe »

Notre précédent Président de Manpower France et de Manpower France Holding n’a pas été destitué pour des raisons d’ordre privé, comme l’annonçait la Direction actuelle aux salariés. En effet, lors d’une assemblée générale des actionnaires du 23/06/2006, en présence de M. Jean-François F., M. Jeffrey JOERRES, en tant que représentant de l’actionnaire, décidait de mettre fin aux fonctions de notre ancien Président. Il est indiqué dans cet acte, que la décision est prise en raison du « comportement préjudiciable à la Société de celui-ci, tant interne qu’externe ». Nous entendons donc que les salariés puissent être au courant lorsque des évènements aussi graves impactent la marche de la société, car l’opacité actuelle des discours témoigne d’une incapacité de notre Direction à assumer ses actes.

- Pour comportement qui lui aura été préjudiciable, la société Manpower peut renvoyer une personne avec 1.649.141 euros

Suite à son comportement préjudiciable, l’ancien Président de Manpower a touché 1.649.141 euros pour être remercié, selon un accord mutuel passé avec Manpower en date du 28/07/2006. L’accord prévoit la démission de tous les mandats de M. Jean-Pierre L. et sa renonciation à toute action juridique. Voir à ce sujet la communication officielle de Manpower Inc auprès de la bourse américaine : http://investor.manpower.com/EdgarDetail.cfm?CIK=871763&FID=892712-06-597&SID=06-00.

Ceux d’entre-nous qui ont été fauchés par le plan social apprécieront : L’indemnité de départ de ce M. Jean-Pierre L., au comportement préjudiciable à la société, représente 1/6e du montant total alloué au plan social pour l’ensemble des 160 personnes concernées. Cela représente aussi 4 années de son salaire de base. Combien de mois de salaire les licenciés auront-ils touché dans le cadre du plan social en cours, ceux qui n’ont pour tout motif de départ que leurs longues années de bons et loyaux services ?

Voir aussi :
- Notre article postérieur sur la communication de l’ancien Président de Manpower France sur les causes de son départ ;
- Notre article postérieur sur la censure dont nous avons fait l’objet en septembre 2006 sur ce sujet, et la condamnation de la direction de Manpower France ;
- Notre article antérieur sur la rémunération en mai 2006 du Président de Manpower France.


Complément du 13/07/2006, postérieur à la réunion du CCE

L’ordre du jour du CCE du 12/07/2006 comportait un point concernant le départ de M. Jean-Pierre L.. M. Jean-François F., nouveau Président par intérim de Manpower France, a à ce sujet spontanément démenti tout rapport entre ce départ et un quelconque contexte judiciaire, ni avec la situation de l’entreprise désormais très bonne.
Ce désaveu implicite de la consistance économique et juridique du récent plan social, encore en cours, permettait à la CFTC pour expliquer ce départ de rebondir sur l’éventuelle incidence de la piteuse situation sociale telle que traduite par les mauvais résultats des enquêtes réalisées auprès des salariés, et par la non moins mauvaise situation organisationnelle de l’entreprise, auditée ce printemps par les Etats-Unis. Ce à quoi, la direction a à nouveau répondu par la négative.

La CFTC, tout en soulignant le caractère farfelu des motivations privées avancées pour ce départ, a alors demandé à la nouvelle direction si, tout étant officiellement correct dans l’entreprise, celle-ci n’entendait-elle rien infléchir dans la politique de gestion menée ? La direction a alors répondu qu’il existait bien évidemment « des voies d’amélioration » .

Celles et ceux qui attendaient de la direction qu’elle puisse exprimer sa vision stratégique et manifester son autonomie de gestion, pourront donc se sentir déçus.


Publication initiale du 01/07/2006 :

Le Président de Manpower France est remplacé par un Président par intérim

La direction américaine du groupe Manpower Inc. a décidé jeudi 29/06/2006 de se séparer du Président de Manpower France, M. Jean-Pierre L.. Celui-ci est remplacé dans l’immédiat par M. Jean-François F., dans l’attente d’une autre nomination.

Aucune raison autre que d’ordre strictement privée n’a été évoquée pour expliquer cette décision. La CFTC et les salariés constatent pourtant que la froideur des communiqués dénotent une volonté manifeste d’exprimer une certaine fraîcheur à l’encontre de M. Jean-Pierre L., qui part sans un regard ni un merci de la part de la direction du groupe. Aussi, la CFTC entend que la direction du groupe Manpower puisse exprimer sa position concernant le bilan passé de la direction France qu’elle a si longuement dirigée et accompagnée, et rappelle qu’elle a alerté la direction de l’entreprise depuis plusieurs années sur la dégradation et les impacts particulièrement néfastes de la gestion du Président sortant et de ses bénis-oui-oui :
- sur le plan managérial ;
- sur le plan social ;
- sur les plans économique, juridique et financier.

La CFTC évoquera donc le sujet de ce bilan lors du prochain CCE du 12/07/2006, afin que la direction se positionne clairement à son sujet ainsi que sur les inflexions qu’elle entend désormais imprimer à la politique menée au sein de Manpower France.

En ce qui la concerne, la CFTC souhaite sincèrement pouvoir travailler en toute sérénité, en dehors de toute opacité et en étroite relation avec la prochaine direction. Il s’agit de bâtir avec nos dirigeants le MANPOWER de demain, dans le sens d’une reconnaissance professionnelle et sociale des salariés tant permanents qu’intérimaires.


Voir aussi :
- Notre article postérieur sur la sanction de Manpower par le Conseil de la Concurrence, pour entente illicite durant la période de Présidence de M. Jean-Pierre L.