1. Au lieu de nous faire croire hypocritement (dans certaines entreprises du moins) que notre temps de pause est rémunéré, puisque dans la réalité il ne l’est pas. Ne serait-il pas plus simple, d’indiquer le vrai taux horaire auquel, l’intérimaire est réellement payé ? Sur le contrat de travail d’un intérimaire, où se trouve le taux horaire réel ou comment le calculer ?

Réponse de la direction : Compte tenu du thème évoqué, nous prenons la précaution de solliciter le siège concernant le taux horaire, les temps de pause et le SMIC.


2. Un salarié a reçu un mail de l’assistance paye lui indiquant que son taux horaire était de 8€65 alors que le SMIC était à 9€. Lorsqu’une entreprise fait appel à des intérimaires, pour remplacer du personnel absent ou pour surcroît de travail, peut-elle les rémunérer avec un taux inférieur au SMIC ?

Réponse de la direction : Nous vous confirmons que le taux horaire minimum doit correspondre au SMIC.
Manpower a sollicité l’entreprise utilisatrice sur le sujet, les échanges sont encore en cours et un suivi sera réalisé.


3. Quel est le coût pour l’intérimaire appelant la plateforme [1] d’un poste fixe ?

Réponse de la direction : Le coût de l’appel à la hotline depuis un poste fixe est celui d’un appel local (comme si le SI joignait l’agence). En tout état de cause, Manpower, ne peut pas assumer le surcoût facturé par les opérateurs mobiles ou Internet à leurs abonnés.


4. En cas de désaccord avec l’assistance paie et lorsque l’agence fait la sourde oreille, vers qui peut se tourner l’intérimaire pour se faire entendre pour résoudre le problème ?

Réponse de la direction : La hotline et l’agence doivent être sollicitées en premier lieu. À défaut, l’intérimaire peut solliciter la Direction des Opérations.


5. Est-ce normal que ce soit l’intérimaire qui renvoie la feuille de relevé d’heures ?

Réponse de la direction : Non, en principe, c’est l’entreprise utilisatrice qui doit envoyer la feuille de relevé d’heures. Cependant, il peut arriver effectivement que l’entreprise utilisatrice délègue aux intérimaires la transmission des relevés d’activité au CGA.


6. L’entretien professionnel, lorsqu’un intérimaire a effectué 3200 heures au cours des 24 derniers mois, est-il systématiquement proposé ou c’est au bon vouloir de l’agence ? Peut-il être effectué à la demande de l’intérimaire, si celui ci remplit les conditions requises ?

Réponse de la direction : La sollicitation des intérimaires concernés par l’entretien professionnel est systématique. Si toutefois un intérimaire constate qu’il n’est pas sollicité, il est bien entendu invité à se rapprocher de son agence (problématique de coordonnées non à jour par exemple).


7. Plusieurs intérimaires se plaignent de l’absence de missions proposées depuis qu’ils sont DP Pays de Loire. Pourquoi Manpower ne respecte-t-elle pas l’accord sur la priorité dans l’attribution des missions afin d’interdire toute forme de discrimination ? Pourriez-vous nous confirmer que des propositions de missions ont été faites dans les mois d’octobre, novembre et décembre 2011 et dans quel domaine d’activité à quel taux horaire pour l’ensemble des DP Pays de Loire ?

Réponse de la direction : Contrairement à ce que vous indiquez, la Direction met en oeuvre la « protection du mandat » telle qu’instituée à l’article 4.2 de l’Accord du 27 octobre 1988 sur la représentation du personnel des entreprises de travail temporaire afin de
« - d’une part, garantir au détenteur du mandat que sa qualité d’élu (...) n’engendre pas, dans les propositions de mission qui lui sont faites, de discrimination ;
- d’autre part, faire en sorte que les périodes comprises entre 2 missions ne fassent pas échec à l’exercice du mandat ».
En application de ces dispositions, Manpower propose, dans la limite des possibilités et des demandes présentées par les entreprises utilisatrices, des missions en priorité aux élus correspondant à leur qualification ou à défaut à la ou aux qualifications les plus voisines et dans le périmètre de détachement habituel.
La préconisation de la Direction est d’inciter le collaborateur intérimaire à contacter l’Agence afin de faire part à celle-ci de sa situation, voire de ses insatisfactions le cas échéant. Nous remercions néanmoins les Délégués du Personnel de bien vouloir nous remonter les situations individuelles concernées par les difficultés évoquées.


8. L’article L 231 5-10 (al.2) du Code du travail énonce : « les délégués du personnel peuvent, sur leur demande, se faire assister d’un représentant d’une organisation syndicale ».

Réponse de la direction : La Direction a bien connaissance de cette disposition du Code du Travail et confirme que cette invitation est à la discrétion des Délégués du Personnel, sans autorisation préalable de l’employeur. Dans l’éventualité où les Délégués du Personnel souhaiteraient inviter un représentant d’une organisation syndicale, il sera simplement demandé au(x) délégué(s) du personnel le conviant à la réunion de le signaler au Président de l’instance et au représentant de présenter/décliner son mandat ou qualité syndicale le jour de la réunion.


9. M. ... qui est en mission avec Manpower pour La Poste, n’a pas été payé de ses heures pour le mois de Novembre (154 h) alors que son responsable de l’entreprise utilisatrice (EU) a bien saisi ses heures dans l’application Manpower. Il a contacté le service paie ce matin qui l’a redirigé vers son agence. Cette personne ne sait pas comment faire pour débloquer cette situation qui le pénalise ?

Réponse de la direction : La situation exposée a été réglée. En effet, les heures effectuées par M. ……. ont été saisies, un acompte de 1600€ a été versé à ce dernier dès que l’agence a eu connaissance du non paiement du salaire.


10. Mme ... a été détachée en 2009 en tant que superviseur à la Poste actuellement elle occupe toujours le même poste avec les mêmes tâches en qualité de conseiller relation clientèle. Est-ce normal ? N’y a-t-il pas un détournement ?

Réponse de la direction : Les éléments présentés ne permettent pas de prendre position sachant que cette personne a évolué d’un poste de superviseur à un poste de conseiller relation clientèle, alors que Manpower ne peut vérifier de manière préalable le contenu du poste.