La direction Manpower évite toujours la possibilité d’un accord de télétravail

Alors que le télétravail est une mesure simple pour limiter les expositions sanitaires (quoi qu’on pense de l’instrumentalisation manifeste de ce sujet par les gouvernements occidentaux pour abusivement attenter aux droits démocratiques et citoyens fondamentaux), la direction Manpower a suspendu jusque 2022 la négociation sur un accord avec les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise. Le point d’achoppement de la discussion entre les syndicats et la direction, est son refus de penser un accord qui aborderait aussi les postes de travail du réseau d’agences !

Des conditions de télétravail unilatéralement fixées par l’employeur Manpower

Le télétravail se pratique et continuera à se pratiquer mais pas avec un cadre négocié défendant au mieux les intérêts des salariés. Se sera à la tête du client et non un droit acté dans un accord d’entreprise…
L’ensemble des syndicats était pourtant d’accord pour travailler dans le détail des catégories des métiers de l’entreprise, car le télétravail ne peut pas s’appliquer de la même manière selon les postes de travail dans les Services Supports, au Siège, en DR ou dans le Réseau. Quant à la CFTC, nous insistons également sur un accord qui détaille une méthode d’organisation de la définition, de la mise en place et de l’évolution du télétravail de chaque poste. Un tel cadre permet en effet de garantir enfin la transparence et la responsabilité de chacun, tout en conservant la souplesse pour les manageurs, de pouvoir adapter l’organisation du télétravail aux contraintes métiers. Ainsi que de ne pas exclure dogmatiquement l’ensemble du réseau agence !

La direction Manpower est à ce stade toujours dogmatiquement fermée au télétravail au niveau du réseau opérationnel...

Mais après suspension de séance et consultation du Codir, la direction maintient une exclusion première du réseau pour le télétravail, pour ne l’envisager qu’après une expérimentation sans précision de dates ni de contenus. Elle entend donc imposer que l’accord ne puisse concerner que les fonctions supports, DR et Siège, en excluant certains SCD et CSPF en lien avec les clients, car le réseau n’aurait pas la maturité selon eux !
Manpower, qui était historiquement en avant-garde sur les sujets d’organisation du travail avec l’accord 35h, passe là à coté d’un vrai sujet de société. Alors que la période de confinement en 2020 était une période d’expérimentation large, la direction la balaye pourtant totalement. Et même si cette période de télétravail était forcée, des bonnes pratiques et des repères d’organisation ont pu en émerger.

...face à des négociateurs syndicaux pourtant pragmatiques

Bien sûr qu’il n’a jamais été question d’envisager le 100% télétravail.
Nous nous heurtons à une position dogmatique de la Direction : « pas de télétravail pour le réseau, nous ne sommes pas prêts ! il faut refaire une expérimentation ».
Même la proposition de signer un accord expérimental de 2 ans n’excluant aucune population, avec un suivi trimestriel pour ajuster les organisations, a été refusée par la Direction.

Ce véritable dialogue de sourds a conduit à une fin de non-recevoir au bout de la 3e réunion de négociation. La CFTC refusant de claquer la porte et manifestant une volonté de poursuivre la discussion, la direction a suspendu la négociation jusqu’en 2022.
Alors quid pour les salariés qui fonctionnent déjà avec du télétravail ? Cela peut continuer ! La main reste au management : l’iniquité faite loi, se sera et restera à la tête du client...
Soyez vigilant, consultez vos représentants CFTC Interim si besoin, mais prudence s’il vous est demandé de signer un avenant à votre contrat de travail.


Voir aussi notre article suivant sur la suite de la négociation télétravail.